En résumé : SBC est le codec universel, correct mais basique. AAC convient aux iPhone. aptX et LDAC visent une qualité supérieure sur Android, à condition que le casque ET le téléphone les prennent en charge.
Un codec, c'est quoi ?
Le bluetooth ne peut pas transporter un fichier audio brut : il faut le compresser à l'émission, puis le décompresser à l'arrivée. Le codec est la méthode utilisée pour cette compression. Plus il est efficace, plus il transmet de données par seconde, et plus le son restitué est proche de l'original. Le codec utilisé est toujours le plus avancé que partagent à la fois votre téléphone et votre casque.
Les quatre codecs à connaître
SBC — l'universel
Présent sur tous les appareils bluetooth, le SBC est le minimum garanti. Sa qualité est correcte pour des podcasts et du streaming compressé, mais il montre ses limites sur de la musique détaillée. Si rien d'autre n'est disponible, c'est lui qui s'active.
AAC — le codec des iPhone
Apple a fait de l'AAC son codec de référence. Sur iPhone et iPad, c'est lui qui transmet le son, avec une qualité supérieure au SBC. Sur Android, le rendu de l'AAC est plus variable selon le téléphone. Les AirPods Max, par exemple, fonctionnent en AAC et ne prennent pas en charge le LDAC.
aptX — l'alternative Android
Développé par Qualcomm, l'aptX vise une qualité proche du CD avec une faible latence. Sa déclinaison aptX Adaptive ajuste le débit selon la stabilité de la connexion : c'est le codec du Sennheiser Momentum 4. Il faut un téléphone Android équipé d'une puce Qualcomm compatible.
LDAC — le Hi-Res de Sony
Le LDAC transmet jusqu'à 990 kbps, soit environ trois fois plus de données que l'AAC. C'est le codec des casques Sony comme le WH-1000XM6 ou le WH-CH720N. Pour en profiter, il faut un smartphone Android compatible, des fichiers de bonne qualité, et activer le LDAC dans les réglages. Sur iPhone, il n'est pas disponible.
La différence s'entend-elle vraiment ?
Honnêtement, cela dépend de votre source et de vos oreilles. Sur de la musique en streaming compressé écoutée dans le métro, la différence entre AAC et LDAC est subtile. Sur des fichiers de qualité, au calme, avec un bon casque, elle devient perceptible : plus d'air, de détails, de séparation des instruments.
Le bon réflexe : ne choisissez pas un casque uniquement pour son codec. L'ANC, le confort et la signature sonore comptent davantage au quotidien. Le codec est un bonus, pas un critère décisif. Notre guide des casques Sony détaille où le LDAC apporte vraiment quelque chose.